Chez soi
Chaque habitant a sa propre chambre spacieuse, qu'il aménage à son goût, avec sa salle de douche privative adaptée (ou un studio selon son autonomie). Un vrai espace à soi pour se reposer, recevoir, être tranquille.
dessiné par ceux qui l'attendent
HAPIHome crée une colocation accompagnée 24h/24 pour 6 à 8 adultes en situation de handicap cognitif, dans un centre-bourg landais. Un projet de parents, co-porté par APF France handicap.
Les Landes comptent 8 400 allocataires de l'AAH, en hausse de 18 % depuis 2021, et presque aucune place pour les adultes qui n'ont ni déficience intellectuelle ni handicap moteur, mais qui ont besoin d'une présence permanente. HAPIHome est la réponse de parents landais à ce manque.
HAPIHome, c'est une grande maison en centre-bourg où 6 à 8 adultes vivent en colocation, chacun dans sa chambre, avec une équipe d'auxiliaires de vie présente jour et nuit. Chacun y mène sa vie : ses projets, ses sorties, ses amis, son rythme. La maison est ouverte sur le bourg, à pied des commerces, du médecin et des transports.
Chaque habitant a sa propre chambre spacieuse, qu'il aménage à son goût, avec sa salle de douche privative adaptée (ou un studio selon son autonomie). Un vrai espace à soi pour se reposer, recevoir, être tranquille.
Une grande cuisine pour cuisiner à plusieurs, une salle à manger avec une grande table, deux salons (un central, un plus calme), une buanderie. Dehors, de plain-pied : une terrasse, un jardin et, pourquoi pas, un potager.
Une équipe d'auxiliaires de vie assure une présence 24h/24, collective ou individuelle. Un animateur-coordinateur organise la vie de la maison avec les habitants : courses, sorties, activités, liens avec le voisinage. Les habitants décident ensemble et écrivent leur propre charte de vie commune.
Chacun s'investit à son rythme : jardin, vie de la maison, courses, loisirs. Le projet prévoit aussi des activités tournées vers le bourg : création et vente de produits artisanaux sur les marchés, et, dans un second temps, un projet de restauration inclusive.
Une maison ou un bâtiment d'environ 300 m² avec jardin, à rénover, dans un centre-bourg des Landes, à pied des commerces, des services et des transports. Un bâtiment communal vacant ou un legs convient parfaitement : la rénovation d'un bâti existant est plus rapide, moins chère et plus écologique que du neuf.
Le montage est classique : un bailleur social achète et rénove, le porteur de projet loue, les habitants sous-louent avec leurs aides au logement.
Vous connaissez une maison vide dans votre commune ? Dites-le-nous.
Télécharger le dossier de présentation (PDF)HAPIHome s'adresse à des adultes qui vivent avec une fragilité cognitive ou une maladie neuro-évolutive, qui communiquent de façon autonome, mais dont la santé demande une présence permanente. Beaucoup d'entre eux n'ont aujourd'hui aucune solution : trop autonomes pour un établissement spécialisé, trop fragiles pour vivre seuls.
Vous portez la responsabilité de construire « l'après ». HAPIHome vous apporte un vrai relais : votre proche commence sa vie d'adulte dans un cadre sûr et chaleureux, et vous retrouvez la vôtre.
Trois futurs habitants sont déjà identifiés. Le groupe se constitue maintenant : plus tôt vous nous rejoignez, plus le projet ressemblera à votre proche.
Parlons de votre procheHAPIHome est une association loi 1901 créée en mars 2026 dans les Landes par des parents de jeunes adultes en situation de handicap. Tout est parti d'un constat vécu : pour un adulte épileptique sévère ou cérébrolésé, sans déficience intellectuelle, le seul centre spécialisé est à plus de 850 km.
Depuis août 2024, nous avons rencontré le Département, la MACS, des mairies, des bailleurs sociaux, des associations gestionnaires et visité des colocations existantes au Pays basque. En 2026, le projet a été retenu parmi 5 lauréats sur 80 candidats à l'appel à projets national du Réseau HAPA.
« Notre projet n'est pas contraint par le temps. Nous voulons faire les choses bien, trouver le bon lieu, et ensuite tout peut aller très vite. »
Association nationale reconnue, déjà co-porteuse de la résidence Aïnara (Taldea) à Anglet. Elle apporte son expérience de gestion et de formation des aidants.
Réseau national de l'habitat partagé et accompagné, plus de 120 porteurs de projets. HAPIHome fait partie des 5 projets retenus sur 80.
Projets Locaux Ouverts Utiles Collectifs Solidaires accompagne la structuration de l'association et le modèle économique.
Entreprise landaise, fondation, collectivité : vous pouvez parrainer un espace de la maison (la cuisine, le jardin, un salon), apporter du mécénat de compétences ou du matériel, ou nous aider à trouver le lieu. Chaque partenaire est nommé sur le site et dans la maison.
Aujourd'hui, vos dons financent les réunions de familles, les visites de lieux et les supports qui convainquent les mairies. Demain, ils aménageront la cuisine, le jardin et les salons. Vous recevez un reçu fiscal : 66 % de votre don est déduit de vos impôts (60 % pour une entreprise).
Vous préférez un virement ou un chèque ? Écrivez-nous, nous vous envoyons le RIB de l'association. Les entreprises peuvent aussi parrainer un espace de la maison.
Adhérer donne du poids à l'association face aux collectivités et aux bailleurs. Cotisation annuelle : [montant à confirmer].
J'adhèreUn don unique ou mensuel, en ligne sur Yapla, avec reçu fiscal. 66 % déductibles pour un particulier, 60 % pour une entreprise.
Je donneUne heure par mois ou un coup de main ponctuel : communication, événements, bricolage, comptabilité, accompagnement. Chaque compétence compte.
Je donne du tempsEntreprises et fondations landaises : parrainez un espace de la maison, apportez du matériel ou des compétences.
Je deviens partenaireUn logement ordinaire, partagé par plusieurs personnes qui ont choisi de vivre ensemble, avec un projet de vie commune animé par un coordinateur. Ce n'est ni un foyer ni un établissement médico-social. Le cadre est fixé par la loi ELAN de 2018 et financé en partie par le Département (aide à la vie partagée).
Dans un centre-bourg des Landes, à pied des commerces et des transports. Le lieu n'est pas encore choisi : nous cherchons un bâtiment d'environ 300 m² avec jardin, et une commune partenaire.
Quand le lieu sera trouvé et rénové. Nous ne nous fixons pas de date avant d'avoir le bâtiment : nous préférons faire les choses bien.
Le projet est conçu pour qu'une personne qui ne perçoit que l'AAH puisse y vivre : loyer social charges comprises après APL, frais de vie mutualisés, et il reste de l'argent de poche. Les chiffres précis dépendront du lieu.
Des auxiliaires de vie salariés d'un service d'aide à domicile, financés en mutualisant les heures de PCH des colocataires, plus un animateur-coordinateur financé par l'aide à la vie partagée.
Ce premier habitat vise des adultes autonomes dans leur communication, avec fragilité cognitive ou maladie neuro-évolutive. D'autres colocations landaises accueillent d'autres profils : le collectif HAPI Landes les recense, et nous vous orientons volontiers.
Écrivez-nous via le formulaire. Nous vous rencontrons, puis votre proche rejoint le groupe des futurs colocataires. Le dossier de candidature et les séjours d'essai viendront quand le lieu sera connu.
Il finance d'abord les étapes de montage (études, déplacements, supports), puis l'aménagement des espaces communs. L'association publie ses comptes chaque année en assemblée générale et vous envoie un reçu fiscal.
C'est la question qui a tout déclenché. Voici notre histoire, racontée par Caroline, sa mère.
Sasha, premier adhérent et futur colocataire, avec Caroline
Sasha a [âge] ans. Il parle, il rit, il marche sur la plage, il lève le pouce sur les photos. Il fait des muffins, des sablés et des p'tits toasts pour l'apéro, qu'il vend sous le nom « Gourmandises à la Sasha ». Il vit avec une fragilité qui ne se voit pas, et qui demande qu'une personne soit là, jour et nuit, au cas où.
Comme tous les parents, nous nous sommes posé la question : où vivra-t-il quand nous ne pourrons plus ? Nous avons cherché. Les établissements spécialisés ne sont pas faits pour lui : trop autonome pour y entrer, trop fragile pour vivre seul. Le seul centre adapté à sa situation est à plus de 850 kilomètres. Près de chez nous, un lieu d'accueil a accepté de le recevoir quelques jours, à condition qu'il circule en fauteuil roulant. Sasha n'a aucun problème pour marcher.
Alors nous avons décidé de construire la maison qui n'existait pas. Pas un établissement : une maison. Dans un bourg, avec des colocataires, une grande cuisine, un jardin, et quelqu'un la nuit. Un chez-soi choisi, pas un choix par défaut. Un lieu où Sasha aura son intimité, ses habitudes et sa liberté, tout en étant entouré.
Depuis août 2024, nous avons rencontré le Département, des mairies, des bailleurs sociaux, et visité des colocations au Pays basque pour apprendre de ceux qui y vivent. En mars 2026, avec d'autres parents, nous avons créé l'association HAPIHome. Sasha en est le premier adhérent : il a son avis sur chaque pièce de la maison. La même année, notre projet a été retenu parmi les cinq lauréats, sur quatre-vingts, de l'appel à projets national du Réseau HAPA.
Nous ne cherchons pas seulement des murs. Nous préparons la vie d'adulte de Sasha, et celle de ceux qui vivront avec lui.
Caroline Speleers-Serruys, maman de Sasha, présidente de HAPIHome« J'aimerais avoir ma chambre à moi, des colocataires, un jardin, et quelqu'un qui est là la nuit si j'en ai besoin. Dans la maison, c'est moi qui ferai les gâteaux. Et on ira les vendre au marché. »
[Sasha l'écrit ou le dicte dans ses mots ; on garde les siens, même très différents.]
Trois futurs habitants sont identifiés aujourd'hui. Chacun racontera son histoire ici, dans ses mots et avec son accord, au fur et à mesure que le groupe se forme. Les places vides sont faites pour être remplies.